Bien que les liens soient très étroits entre université et internet via les reseaux de partages de connaissances, la collaboration, bref l’ensemble des souplesses qu’apporte le net pour les activités académiques, l’université s’est ouverte graduellement au-delà ses propres frontières.
Le “coursecasting” est probablement l’approche la plus en vogue du moment. Après les publications de notes de cours de différentes universités, notamment celle de Berkeley, Google Video héberge cette fois plus de 250h de cours de l’université de Berkeley dans divers thèmes. On peut également saluer l’initiative française CANAL U, un projet communautaire d’universités qui met à disposition des particuliers des séries de conférences dans divers domaines. Le MIT s’y colle aussi avec son programme MITOPENCOURSEWARE.
Je n’ai jamais été un étudiant exemplaire en terme de fréquentations des cours, c’est peut-être pour cette raison que j’ai un biais positif en ce qui concerne les bénéfices qu’un étudiant pourrait retirer d’un dispositif lui permettant d’accèder à ses cours via podcasting ou videocasting. A terme, pour imager de façon humouristique, une classe d’université online ressemblerait à un professeur avec des étudiants remplacés par des enregistreurs. Serait-ce l’annonce de la disparition de l’université sous sa forme actuelle ?
Je ne pense pas qu’il faut aller jusque là. L’université c’est aussi un lieu d’échanges humains, de rencontres, de découvertes que l’on ne peut absoudre facilement en code binaire. Et pour les matières “pratiques” une présence est plutôt préférable.
Non, vraiment je prends ce genre d’initiative comme un ensemble d’outils permettant aux étudiants de mieux disposer de leur temps, d’avoir accès à d’autres lectures (notamment de grandes universités, jusque là repliées sur elles même). Du côté des professeurs, par exemple à la San Francisco State University certains professeurs mettent à disposition des étudiants des cours sous forme de videocast et utilisent le temps de classe pour des discussions ou d’autres activités.
Il est temps de réhabiliter l’internet comme un véhicule de démocratisation du savoir. Nous avons à disposition une masse de connaissance considérable accessible en un click de souris. De quoi rendre jaloux même Einstein, mais la nature humaine étant ce qu’elle on sous utilise toujours le potentiel d’internet.