Internet a tué ma télé ?

16 11 2006

Oui, je dirais même qu’elle l’a ratatiné…

Il y a juste quelques instants je me dis tiens voyons ce qu’il y a dans cette boite. Comme d’habitude je zappe, je zappe, et je tombe sur France 2. L’arène de France, je m’y attarde en me disant que ça pourrait être interressant, le temps de voir que le sujet du jour c’est peut-on vivre sans sexe ? Ils vont me faire croire que c’est une question qui tracasse une majorité de sujets ? J’imagine que c’est une question existencielle que l’on se pose chaque matin.

Bref, je me suis levé, j’ai quand même un profond respect pour la télévision en elle même, au lieu d’utiliser la télécommande je l’ai éteinte à la souche même.

Je suis content d’avoir internet parce que je n’aurais plus à subir un dictat, me soumettre à des horaires inflexibles , ou encore supporter un discours monocorde. Me concernant, la télé dans sa forme actuelle est morte, c’est déjà une époque lointaine, un autre siècle… Heureusement que j’habite la Belgique où les chaînes flamandes passent les films et séries étrangères en VO, cela me permet d’améliorer l’écoute et la compréhension de l’anglais. Même si c’est une connerie que je regarde, au moins j’apprends quelque chose qui me sera vraiment utile. Tiens ça me donne envie d’embrayer sur une autre note concernant une autre absurdité de la TV: les doublages…Prochainement…





Jim Profit

4 11 2006

Profit est une série TV que Canal Plus Belgique a passé durant une saison, entre 1997-1999, je ne sais plus exactement. J’ai envie de revoir cette série controversée que FOX a eu l’audace de stopper net après seulement quatre diffusions. J’ai envie de la revoir parce que parfois il vous arrive de vouloir revoir avec un oeil d’adulte des films, relire des bouquins, etc… que l’on a aimé étant jeune.

Profit a été retiré de l’antenne de FOX parce que certains adultes, comme d’habitude, ont décidé que cette série allait à l’encontre du politiquement correcte. Ce n’est pas faux, Jim Profit represente tout ce qu’il y a de détestable chez une personne, mais dans la vie de tous les jours, la jungle urbaine, des Jim Profit on en croisera tôt ou tard sous une facette ou une autre.

Déjà jeune je trouvais absurde le fait que l’on censure certains sujets parce que je n’étais pas dans la bonne catégorie: à 18 ans je peux, mais à 16 ans je peux pas. Un peu comme le code de la route: à 100 km/h je deviens un tueur potentiel, mais à 90 km/h je ne suis plus un danger.

Quand on sort du cocon familial il y a toute une facette du monde que l’on découvre et à laquelle il n’y aura pas de censeurs à la rescousse. C’est à ce moment que l’on se rend compte que cacher la vérité ne rend pas vraiment service. En cachant cette vérité, on risque d’engendrer des personnes qui ne seront pas prêt à affronter cette jungle urbaine, et finiront par se faire marcher dessus parce que leur repère ne sont plus les mêmes.

Je ne pense pas que je reproduirais ce genre de schéma avec mes gosses. A partir du moment où ils pourront avoir une réflexion sur un sujet, au lieu de la censure c’est plutôt le dialogue, la discussion et la confrontation d’idées que je chercherais à instaurer.

A 12 ans, j’étais assis au salon avec mon père, il regardait un reportage sur la guerre qui sévissait au Liberia. A partir d’un moment, en parlant de la venue au pouvoir de Samuel Doe, le ton du commentateur change et prévient que des images terribles allaient suivre. Mon père s’est tourné vers moi et il m’a dit: “Tu as entendu le monsieur, tu peux choisir de rester ou de partir, ce n’est pas de la fiction ce qui va suivre, c’est vraiment arrivé”.

On m’a prévenu deux fois donc, cette fois j’avais le choix, je suis resté voir le reste des vidéo. C’était au bord d’une plage, des piquets avaient été érigées, une foule en liasse autour. Ensuite ils ont amené des personnes, les ont attaché à ces piquets. C’étaient les anciens ministres du régime que Samuel Doe venait de renverser. L’un d’entre eux est mort d’une crise cardiaque attaché au piquet, les autres ont été arrosés par des mitrailleuses. Ces images je les ais toujours en mémoire, comme si c’était hier. J’ai choisi de les voir parce que mon père m’a laissé le choix. Peut-être que je suis resté parce que je voulais voir cette réalité. Aujourd’hui je ne peux que le remercier de m’avoir laissé voir cette autre facette du monde tout gentil, tout beau que je connaissais jusque là. Mon baptême de feu dans la cruelle réalité de notre monde.

A 12 ans j’ai regardé à la télé ces massacres, à 12 ans d’autres enfants ont vécu ces évènements. Profit a été retiré de l’antenne parce que Jim Profit a couché avec sa belle-mère et tué son père, certaines personnes n’ayant pas pu supporté cette horreur. Et pourtant, c’est notre monde, celui dans lequel on vit. On a beau se mettre à l’écart, s’en éloigner, il est bien là et parfois plus près qu’on ne l’imagine.





Entreprendre, mon point de vue…

4 11 2006

En tant que jeune entrepreneur je me permets de livrer quelques enseignements que j’ai appris sur le terrain, ce que les anglo-saxons appellent le “learning by doing”. Pour le moment j’arrive à la conclusion que la base et fondations de son activité est probablement l’étape la plus cruciale voir la plus importante. Je dis pour le moment parce que je n’ai pas 75 ans, et que j’ai certainement beaucoup qui me reste à apprendre…

J’ai forgé mon avis sur le fait que n’importe quelle édifice repose sur ses fondations, piliers et la façon dont la structure est homogène. Concrètement cela veut dire:

- D’abord il faut bien connaitre le secteur dans lequel on va s’engouffrer. Pour beaucoup le succès réside dans l’idée que l’on a de ce qu’on va faire, ce n’est pas faux. Mais en réalité avoir l’idée n’est qu’une des étapes, ensuite il faut par exemple savoir comment mettre cette idée en application. C’est à ce niveau qu’il est important d’avoir une expérience dans le domaine. Quand on a appris le métier en se servant de ses erreurs ou de celles des autres (les concurrents) on est mieux préparé que n’importe quel autre premier venu. Connaitre la règlementation, les astuces (comptables, fiscales), les aides et subventions que l’on peut avoir est une obligation.

- Ensuite il faut être bien entouré. Les personnes avec lesquelles on s’associe doivent avoir un même degré d’expertise si pas mieux dans le domaine. Amitié, famille, etc… à éviter. Ces relations de travail sont à éviter parce qu’on a besoin de compétences, de rigueur, de professionnalisme pour bien mener une entreprise. Si quelqu’un dans le cercle privé rempli ces qualités, il n’y a aucun problème. Le plus important c’est qu’il existe une convergence entre vos ambitions et vos associés. La personnalité des associés est également importante, par exemple une personne qui avait déjà tendance à vivre au-dessus de ses moyens, tôt ou tard il faudra la gérer. Quand on débute une entreprise, il ne faut surtout pas dilapider les fonds qui rentrent, même si ces derniers sont outrageusement énormes. C’est le genre de détail auquel on ne fait pas trop attention au début, mais qui au final peut causer sa perte.

- Dialoguer, se concerter, discuter… A partir du moment où des idées circulent, des accrochages il y en aura, et il faudra les gérer. Pour la productivité il n’y a rien de plus mauvais qu’une mauvaise ambiance de travail. Ces discussions doivent exister, il ne faut pas les éviter. Rappelez-vous, si deux associés sont toujours d’accord c’est qu’un des deux sert à rien. Maintenant ces discussions doivent être focalisé autour de l’entreprise, les idées, une fois qu’elles touchent les personnes, il faut crever l’abcès et régler le problème à la source. Cela ne sert à rien d’impliquer le reste de l’équipe, un problème local ne doit pas affecter toute une entité.

Compte tenu de ma petite expérience dans le domaine, d’autres aspects m’ont surement échappé, n’hésitez surtout pas à critiquer ou compléter, ou me faire part de votre expérience dans le domaine.





WEB 2.0 concrètement…

2 11 2006

Ce post n’est pas vraiment fait pour faire de l’écho à un nouveau service, ou d’un enième débat concernant le WEB 2.0 tel qu’on l’appelle. Le web est quelque chose que j’ai vu grandir sous mes yeux et personnellement je ne pense pas que l’appellation WEB 2.0 soit erronée. Surfant sur internet depuis son accès grand public, j’ai connu Netscape à sa genèse, le HTML dans toute sa splendeur, même ICQ ou encore le premier winamp. Alors que le net de l’époque se contentait juste de rester statique, je pense que les choses ont commencé à se bousculer avec le haut débit d’une part, mais surtout l’avènement de flash et du tandem php/mysql. Ce glissement vers ces technologies ont permis au web de s’enrichir de façon considérable. L’outil devenait de moins en moins en austère, ce qui a amené un boom rapide de services en tout genre. L’ère du dynamisme ! Une baudruche qui s’est vite dégonflée…

Aujourd’hui nos navigateurs font plus que lire du flash ou seulement interpreter du php/mysql. Nos navigateurs invitent à présent la plupart des applications que l’on utilise au quotidien. Par exemple en étant trader, analyste, c’est du navigateur que je charge l’ensemble des outils qui me permettent de travailler. De la suite bureautique, à la gestion de fichiers, contacts, courriels, etc… le web regorge de plus en plus de service qui ont un impact considérable dans notre quotidien. Mais le web en tant que tel ne se contente pas uniquement de reproduire ce que l’on avait déjà en notre possession. Là où je trouve cet ensemble séduisant c’est que le web portent ses applications avec sa propre spécificité:

- Le temps et l’espace rejoignent une entité qui ne dépend plus des ces aléas. Avec ces services, pour les utiliser il n’y a rien à installer, et on peut y accéder où que l’on soit pour peu que l’on est une connection internet à proximité.

- Les technologies utilisées sont universelles (AJAX, Java, Javascript, XML, php, mysql, Flash, etc…), que la machine utilisée tourne sous mac, windows, linux, peu importe. Bientôt on pourra rajouter aussi les ordinateurs de poches qui ne devront plus être limité par leur système d’opération.

C’est véritablement l’avènement d’une dictature des navigateurs !

Pour ma part, voilà où je remarque la véritable évolution du web. Mais elle sera très lente pour pénétrer les foyers, d’une part parce que changer de comportement est un processus qui prend du temps (un bête exemple 80% des internautes surfent toujours avec Internet Explorer 6 – sortie en 2001-), d’autre part confier ses données à un service tiers soulèvera toujours de nombreuses questions: confidentialité, sécurité, pérennité. Bref pour toutes ces raisons, les applications traditionnelles ont encore de beaux jours devant elles.

Je vais peut-être m’attirer des foudres mais ce que je n’inclus pas, mais vraiment pas dans la catégorie web 2.0 (comme étant une évolution du web comme on l’a connu il y a une dizaine d’année) c’est la catégorie VOX, myspace etc… en 1997, soit il y a bientôt 10 ans j’avais une page geocities. Ce sont des services “deja vu” avec des technologies derniers cri, mais rien de vraiment nouveau pour les bourlingueurs…