Tour de magie – lévitation

8 10 2006

La lévitation a toujours été l’objet de plusieurs fascinations. Par l’illusion ou la suggestion, bon nombre de personnes essaient de nous persuader de l’existance de ce genre de phénomène. En physique, l’effet Meissner permet de réunir les conditions rendant ce genre d’expérience réelle. Il est possible de faire flotter des objets en se servant grosso-modo d’un champ magnétique.

Pour l’expérience, il faut un matériel spécifique en céramique supraconductible, du nitrogène liquide (pour refroidir le matériel) et un aimant. La démonstration en vidéo.

VIDEO Youtube

Application pratique me direz-vous, en dehors de cette expérience ? Et bien les trains à sustention magnétique, maglev, utilisent ce principe.

En fait ce billet est surtout un prétexte pour aborder le désintérêt pour la science chez les plus jeunes. Comprendre le monde qui nous entourre et les “vérités” qui régissent notre quotidien devraient attirer son lôt de curiosité. Pourtant on ne se bouscule pas pour faire des études scientifiques. Une des incompréhensions notoires de ce phénomène trouve sa source dans la concomitance entre sciences et technologies. La technologie étant de plus en plus présente dans notre quotidien, elle nous donne l’impression de dompter la science. Or le domaine de la science est plutôt celui de la recherche et c’est la recherche qui est porteuse d’innovations. Cette dichotomie est importante.

D’autre part le caractère austère des matières scientifiques auprès des jeunes vient le plus souvent d’une mauvaise approche pédagogique du problème. On peut très bien apprendre les sciences de manière ludique. Le plus important est de garder un intérêt et une curiosité permanente des cours que l’on donne. Un des grands reproches que l’on fait aux mathématiques par exemple, c’est leur caractère abstrait. Si à chaque cours abordé on arrive a expliquer de façon terre à terre les concepts et montrer des exemples pratiques, nul doute que ces élèves n’auront pas la phobie des sciences.

L’univers audio-visuel n’est pas en marge, il peut aussi contribuer à mieux familiariser les jeunes avec la science. Je pense notamment à ma génération, on avait McGyver comme série phare qui passait à la télévision. Aujourd’hui il y a Numb3ers qui mélangent mathématiques et criminologie (la phrase du générique “We all use math everyday” parle d’elle même), CSI les experts qui se base sur des éléments de médecine légale, ballistique, analyse d’ADN.





Universités et internet

27 09 2006

Bien que les liens soient très étroits entre université et internet via les reseaux de partages de connaissances, la collaboration, bref l’ensemble des souplesses qu’apporte le net pour les activités académiques, l’université s’est ouverte graduellement au-delà ses propres frontières.

Le “coursecasting” est probablement l’approche la plus en vogue du moment. Après les publications de notes de cours de différentes universités, notamment celle de Berkeley, Google Video héberge cette fois plus de 250h de cours de l’université de Berkeley dans divers thèmes. On peut également saluer l’initiative française CANAL U, un projet communautaire d’universités qui met à disposition des particuliers des séries de conférences dans divers domaines. Le MIT s’y colle aussi avec son programme MITOPENCOURSEWARE.

Je n’ai jamais été un étudiant exemplaire en terme de fréquentations des cours, c’est peut-être pour cette raison que j’ai un biais positif en ce qui concerne les bénéfices qu’un étudiant pourrait retirer d’un dispositif lui permettant d’accèder à ses cours via podcasting ou videocasting. A terme, pour imager de façon humouristique, une classe d’université online ressemblerait à un professeur avec des étudiants remplacés par des enregistreurs. Serait-ce l’annonce de la disparition de l’université sous sa forme actuelle ?

Je ne pense pas qu’il faut aller jusque là. L’université c’est aussi un lieu d’échanges humains, de rencontres, de découvertes que l’on ne peut absoudre facilement en code binaire. Et pour les matières “pratiques” une présence est plutôt préférable.

Non, vraiment je prends ce genre d’initiative comme un ensemble d’outils permettant aux étudiants de mieux disposer de leur temps, d’avoir accès à d’autres lectures (notamment de grandes universités, jusque là repliées sur elles même). Du côté des professeurs, par exemple à la San Francisco State University certains professeurs mettent à disposition des étudiants des cours sous forme de videocast et utilisent le temps de classe pour des discussions ou d’autres activités.

Il est temps de réhabiliter l’internet comme un véhicule de démocratisation du savoir. Nous avons à disposition une masse de connaissance considérable accessible en un click de souris. De quoi rendre jaloux même Einstein, mais la nature humaine étant ce qu’elle on sous utilise toujours le potentiel d’internet.