Reperes techniques sur la crise du "subprime"

21 09 2007

Les journaleux sont tous en effervescence avec cette histoire de crise des marches financiers. Histoire de mieux decrypter tout cela je trouve assez bien fait la piqure de rappel effectuee par le site les echos. A lire si le sujet vous embrouille toujours.





Entreprendre, mon point de vue…

4 11 2006

En tant que jeune entrepreneur je me permets de livrer quelques enseignements que j’ai appris sur le terrain, ce que les anglo-saxons appellent le “learning by doing”. Pour le moment j’arrive à la conclusion que la base et fondations de son activité est probablement l’étape la plus cruciale voir la plus importante. Je dis pour le moment parce que je n’ai pas 75 ans, et que j’ai certainement beaucoup qui me reste à apprendre…

J’ai forgé mon avis sur le fait que n’importe quelle édifice repose sur ses fondations, piliers et la façon dont la structure est homogène. Concrètement cela veut dire:

- D’abord il faut bien connaitre le secteur dans lequel on va s’engouffrer. Pour beaucoup le succès réside dans l’idée que l’on a de ce qu’on va faire, ce n’est pas faux. Mais en réalité avoir l’idée n’est qu’une des étapes, ensuite il faut par exemple savoir comment mettre cette idée en application. C’est à ce niveau qu’il est important d’avoir une expérience dans le domaine. Quand on a appris le métier en se servant de ses erreurs ou de celles des autres (les concurrents) on est mieux préparé que n’importe quel autre premier venu. Connaitre la règlementation, les astuces (comptables, fiscales), les aides et subventions que l’on peut avoir est une obligation.

- Ensuite il faut être bien entouré. Les personnes avec lesquelles on s’associe doivent avoir un même degré d’expertise si pas mieux dans le domaine. Amitié, famille, etc… à éviter. Ces relations de travail sont à éviter parce qu’on a besoin de compétences, de rigueur, de professionnalisme pour bien mener une entreprise. Si quelqu’un dans le cercle privé rempli ces qualités, il n’y a aucun problème. Le plus important c’est qu’il existe une convergence entre vos ambitions et vos associés. La personnalité des associés est également importante, par exemple une personne qui avait déjà tendance à vivre au-dessus de ses moyens, tôt ou tard il faudra la gérer. Quand on débute une entreprise, il ne faut surtout pas dilapider les fonds qui rentrent, même si ces derniers sont outrageusement énormes. C’est le genre de détail auquel on ne fait pas trop attention au début, mais qui au final peut causer sa perte.

- Dialoguer, se concerter, discuter… A partir du moment où des idées circulent, des accrochages il y en aura, et il faudra les gérer. Pour la productivité il n’y a rien de plus mauvais qu’une mauvaise ambiance de travail. Ces discussions doivent exister, il ne faut pas les éviter. Rappelez-vous, si deux associés sont toujours d’accord c’est qu’un des deux sert à rien. Maintenant ces discussions doivent être focalisé autour de l’entreprise, les idées, une fois qu’elles touchent les personnes, il faut crever l’abcès et régler le problème à la source. Cela ne sert à rien d’impliquer le reste de l’équipe, un problème local ne doit pas affecter toute une entité.

Compte tenu de ma petite expérience dans le domaine, d’autres aspects m’ont surement échappé, n’hésitez surtout pas à critiquer ou compléter, ou me faire part de votre expérience dans le domaine.





La microfinance au service des plus petits

13 10 2006

Le microcrédit est recompensé cette année par le prix nobel de la paix en la personne de Muhammad Yunus. Avec l’aide de la Grameen Bank (litérallement banque du village), le nobel de cette année a permis à des populations pauvres d’avoir également accès à des instruments financiers pour mener à bien leurs microprojets.

L’approche repose sur un constat d’échec des politiques de développement et différents fonds que les organismes internationaux allouent à ces pays. Cette aide existe belle et bien mais ses canaux de transmission font que leur efficacité est assez réduite. Des études ont montré qu’une bonne partie de ces aides n’arrivaient pas aux populations les plus pauvres, dispersées entre les multiples intermédiaires qui interviennent dans la chaîne. Ces états ne sont pas en mesure d’assurer pleinement un rôle de prêteur privé. D’autant plus que la faillite des banques étatiques (entre les années 1970-1980) n’a fait qu’accentuer le phénomène. C’est à ce niveau que le reseau établit par les structure de microcredit sont les plus efficaces puisqu’implanté majoritairement dans les zones rurales.

Ces microcrédits soutiennent surtout l’activité artisanale, les bénéfices sont doubles puisque la dimension culturelle est également associée à la dimension économique. Les coûts relativement faibles pour démarrer une activité et la notion d’auto-emploi font que ces crédits sont spécifiques aux genres de problèmes auquels font face ces artisans (tisserands, menuisiers, forgerons, etc…). Même si on crédite à ces usuriers d’appliquer des taux d’intérêts assez élevés (environ 30% par an dans certains cas), on reste tout de même en-dessous des taux appliqués par les mécanismes de financiement informels.

Il faut aussi dire que ce n’est pas un phénomène nouveau en soit, les tontines, “banquiers ambulants” et usuriers peu scrupuleux ont souvent joué leur rôle de prêteur en dernier recours. Graduellement ce modèle a dérivé vers un cadre plus ou moins structuré, c’est alors l’ère des coopératives et celle des Organisations Non Gouvernementales.

A présent il faudrait éviter de tomber dans le dithyrambisme aigue. Un microcrédit ne se traduira pas automatiquement par une réussite, le crédit n’est qu’une des composantes et certainement pas la finalité. Une des réalités du  terrain c’est aussi la difficulté pour certaines institutions de microcrédit d’atteindre l’équilibre. Au final la microfinance est certes un modèle économique et social qui permet de déboucler certaines situations délicates mais n’est en aucun la solution miracle à la pauvreté dans le tiers-monde. Ce système a été mis en place pour palier à un dysfonctionnement flagrant des politiques de développement, ces dernières ne doivent pas pour autant s’absoudre de leur rôle !

En toute logique la prochaine phase d’évolution de la microfinance serait vraisemblablement de passer de la “finance de subsistance” à la “finance pour des moyens d’existence”. C’est dans ce sens, à mon avis, que la reflection devra être menée.