Au nord…

2 06 2007

… au moins ils savent faire de la TV !

- Emission de dons d’organes sur une chaîne hollandaise
- Sécession de la Belgique

De la TV intelligente qui pousse à la réflexion. Bon ceux qui ont gueulé fort que cette fois on poussait le bouchon un peu trop loin n’auront pas bon de s’être fait dupé (tous les médias se sont emparés de cette histoire de TV réalité mettant en scène une personne condamnée qui devait choisir parmi trois candidats à qui elle offrirait son rein), qu’ils se rassurent on est tous tombés dans le paneau (cependant BNN, chaîne publique en Hollande, celà semblait suspect tout de même, mais bon)… Et puis bon comme dirait une grande philosophe*: c’est une colère qui est saine.

Quoiqu’il en soit je me range du côté des personnes qui apprécient l’audace de l’initiative, quand ils disent que durant cette semaine jamais on a autant parlé du don d’organes ce n’est pas un mensonge. D’un point de vue “business” Endemol tire aussi son épingle du jeu en peaufinant un peu leur image (l’association BNN – Endemol a rajouté plus de crédit à l’histoire et beaucoup en ont profité pour les descendre). Visiblement ils connaissent aussi leur limite (enfin je l’espère).

* Segolène Royal





La TV d’aujourd’hui et de demain…

18 05 2007

Depuis l’avènement de Youtube, ou plus généralement des contenus visuels sur internet, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec la TV. Déjà qu’internet détourne une grande portion du temps que l’on alloue à la TV, à présent avec les débits que les fournisseurs offrent et les différentes alternatives disponible sur la toile petit à petit les clics de souris s’invitent dans « le salon ».

Cependant je ne pense pas que l’heure de la TV telle qu’on la connaît soit arrivée à sa fin. Bien entendu elle doit se reformer, comme Loic le formule (pourquoi la TV pue) une période d’adaptation s’impose.

A vrai dire la TV a déjà entrepris depuis un petit temps sa reforme. Gamin, l’émission Rap City (au début des années 90) proposait aux téléspectateurs de choisir les clips qu’ils voudraient voir : au bas de l’écran défilaient les noms d’artistes avec des numéros, en joignant le standard on pouvait choisir le clip que l’on souhaitait voir. Certes le concept est vite limité mais c’était un pas en avant pour donner au téléspectateur plus de liberté. Bien que payante, l’apparition de chaînes thématiques s’inscrit également dans cette perspective. Le modèle de base de Canal plus est aussi un exemple intéressant avec ses multiples rediffusions (à l’époque quand j’étais abonné, un film était diffusé 7 fois, à des heures différentes, durant son cycle de vie dans la programmation).

Ce concept de liberté (ou dirais-je de contrôle) est un élément central chez le téléspectateur : magnétoscope, location, rediffusion, etc… cherchent plus ou moins à combler ce désir de contrôle. Aujourd’hui il devient de plus en plus pesant puisque les alternatives naissantes sont soit illicites, soit onéreuses. Et c’est la raison pour laquelle la TV d’aujourd’hui doit se reformer.

Etant un grand fan de basketball et surtout de NBA par exemple, je me préoccupe plus tellement des programmations TV pour voir un match, des logiciels peer to peer permettent de voir en direct des matchs NBA, encore mieux compte tenu du décallage horaire dès la fin de la diffusion du match celui-ci est disponible en téléchargement. Je peux donc automatiser la capture de ces matchs en associant le flux RSS de ces sites avec mon client bitorrent (grossomodo pendant que je ronfle le programme s’occupe du téléchargement pourqu’au réveil je puisse en disposer comme bon me semble). Ceci est un exemple parmis tant d’autre de souplesses qu’offrent internet par rapport aux médias traditionels.

Bien entendu ce genre de comportement est embryonnaire pour le moment, la TV dans sa forme actuelle règne toujours en maître et la transition sera probablement lente, mais cela permet d’entrevoir déjà les défis à venir.

Pour entamer la réflexion on peut prendre comme départ l’industrie de la musique mais surtout celle des radios qui de part leur forme intègrent plus facilement la transition : diffusion numérique, streaming, podcast. La majorité des radios disposent à présent de cette souplesse et dans cet espace force est de constater que plus ces reformes sont effectives plus ces grands médias sont renforcés. L’émergence de radios alternatives sont à présent confronté de face aux grands conglomérats puisque l’écart technologique est de plus en plus réduit. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je ne crois pas du tout à l’agonie annoncée des grands groupes télévisuels. Il y a des formats qui seront plus propices à prendre les devant dans cette période de transition, je pense notamment aux contenus épisodiques. A terme, fournisseurs de contenu et fournisseurs d’accès internet ne feront plus qu’un et c’est peut-être la carte à jouer.

A suivre…





Reflexions sur l’avenir du web…

31 03 2007

Une erreur que je faisais souvent c’est de penser que le web et les outils qu’ils offrent sont compris de tout le monde alors qu’en fait pour la majorité des personnes le web n’est non pas une révolution mais plutot un outil qui améliore leur quotidien, concernant certaines taches. Je faisais cette erreur parce que je voyais le web comme quelque chose de “geek”, cette facon de penser les choses est de plus en plus fausse compte tenu du nombre grandissant d’adepte du web.

Quand on repense des differents progres que l’homme a accompli, rien n’a vraiment changé dans le processus. Au début pour faire du feu il fallait par l’effet d’un frottement induire de la chaleur, aujourd’hui un claquement du doigt pourrait suffire… Alors que le resultat est identique: faire du feu.

Je pense que cette nuance est importante, il suffit de voir dans quelle propension les services web se généralisent un peu partout. Quand on voit le succès de twitter par exemple (histoire de rester dans l’actualité), on ne doit pas penser le web comme un outil dont tout le monde doit saisir le potentiel d’un coup, mais plutôt comme une extension du quotidien de tout un chacun…

Vulgariser un service web c’est avant tout repondre a une carence des besoins actuels. Une technologie a beau être évolué si l’utilisateur lambda n’arrive pas à saisir seul ce que l’outil changera dans son quotidien et surtout l’utiliser “sans trop se prendre la tête”, cela ne sert à rien de lui imposer.

En realite, le web n’est pas tellement éloigné de ce que l’on connait déjà, et à chaque fois qu’il gagne en notoriété c’est non pas pour une création mais plutôt une amélioration du quotidien. Acteurs du web, ne cherchez pas à réinventer la roue, elle est déjà là…





L’espérance de vie…

1 02 2007

L’espérance de vie augmente c’est un fait, mais est-ce que cela veut dire pour autant qu’on vivra mieux plus longtemps ?

Je viens de tomber sur un fait divers relaté dans le journal le soir. D’autre part, j’ai un cousin bénévole, qui temps en temps accompagne des personnes souvent très âgées pour faire leur dialyse. Aujourd’hui je devais le rencontrer, on a fait une course ensemble, avec une vieille dame assez atteinte, qui marche à peine. qui nous a confié que depuis que son conjoint est mort il y a dix ans elle ne faisait plus grand chose.

Le professeur Choron disait “C’est terrible d’allonger la vie en prolongeant seulement la vieillesse”… Ce n’est pas faux…





L’environnement, succès d’estime ?

30 01 2007

Avec tout ce battage médiatique autour de l’environnement je ne peux m’empêcher de penser à un succès d’estime. C’est-à-dire que tout le monde est d’accord pour dire que ça part en cacahuètes, mais au final peu de gens vont vraiment prendre les mesures adequates. Il faut dire que le fait qu’il y ait un parti politique (les verts) qui ont comme créneau l’environnement est une aberration en soit, c’est comme si on fondait un parti politique sur la question des droits de l’homme, non sens puisque c’est l’affaire de tout le monde, quelque soit le bord.

La question de l’environnement me fait un peu penser a la chaine de television ARTE que tout le monde aime et adore parce que ça fait bien de le dire mais que personne ne regarde. A l’opposée tout le monde admet que la télé réalité c’est de la merde, à nouveau parce que ça fait bien question image mais les audiences ne cessent de battre des records d’années en années… Les SDF, cela nous indignent à chaque fois que l’on en parle et en même temps le nombre de personne dans cette précarité ne fait qu’augmenter. De fil en aiguille, l’environnement sera aussi qu’un succès d’estime, parce que ça fait bien de le dire ou d’en parler…

Je ne connais pas votre point de vue sur la question, mais celà fait un bail que j’ai perdu foi dans la crédibilité de l’espèce humaine… Le mur on va se le prendre… Enfin peut-etre pas nous, mais on y va.





C’est quoi le message ?

31 12 2006

De retour de vacances, je n’ai pas beaucoup suivi l’actualité ce mois-ci à vrai dire. C’est donc avec retard que j’ai appris la pendaison de Saddam Hussein. Non pas que je veuille relancer un débat sur la peine de mort mais je m’interroge sur la véritable pertinence de cette sentence. Pourquoi cette soudaine précipitation alors que les crimes auxquels sont associés Saddam Hussein n’ont pas encore été élucidé ?

Je n’ai pas de sympathie pour le bonhomme, son sort quelque part était déjà scellé ce n’était qu’une question de temps mais je ne peux m’empêcher de penser qu’au-delà de cette grosse mascarade on nous raconte des bobards à nouveau. Une chose est sure, avec cette pendaison on n’en saura pas plus sur les relations étroites entre le gouvernement américain (de Reagan avec Bush père vice-président, entre 1987 et 1988) et Saddam concernant les massacres de Kurdes lors de l’opération “Anfal”.

A titre de rappels voici les différents chefs d’accusation :

1/ Les opérations “Anfal” contre les Kurdes (1988)
2/ Le gazage des Kurdes à Halabja (1988)
3/ L’écrasement de la rébellion chiite (1991)
4/ L’invasion du Koweït (1990)
5/ Le massacre en 1983 de membres de la tribu kurde des Barzani
6/ Les meurtres avec préméditation de chefs de partis politiques
7/ Les meurtres avec préméditation de dignitaires religieux.

De qui se moque-t-on ? Je n’ai pas vraiment l’impression que le tribunal est vraiment répondu à ces questions. Je ne suis pas un grand expert de la question mais cela laisse l’impression d’un bâclage. Ce procès, bien fait, aurait permis un regard critique sur le règne de Saddam, parce que ce n’est pas seulement l’homme qui était au box des accusés, bien au delà des faits qui lui sont imputables la mise à nue de certains dossiers auraient peut-être permis un début de reconciliation avec l’histoire chaotique de ce pays et pouvoir ainsi aborder un nouveau chapitre.

En fait pour se donner une bonne image, c’est-à-dire au lieu de l’avoir buter dans la grotte dans laquelle il se trouvait, histoire de maquiller la réalité on s’invente un procès dont l’issue finale était connu d’avance. Mais pour la forme et surtout pour se laver les mains il fallait cette mascarade. Nous sommes presque en 2007, les démantèlements de régimes se font de façon plus classieuses… Nous sommes vraiment dans un autre siècle.

D’autre part, il parait que des vidéo de cette pendaison circulent sur la toile. En fait je ne pense pas pousser la curiosité (morbide) aussi loin, donc de fait je ne regarderais pas ces images, ni vidéo. Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai aucune sympathie pour le bonhomme mais je ne pense pas non plus que visionner cette vidéo apportera des réponses à mes questions (par contre pour les personnes qui ont perdu un proche dans l’histoire je peux comprendre ce désir).

En y pensant, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec Pinochet. Comme quoi il est important de ne pas trop facher certains “alliés”…





Internet a tué ma télé ?

16 11 2006

Oui, je dirais même qu’elle l’a ratatiné…

Il y a juste quelques instants je me dis tiens voyons ce qu’il y a dans cette boite. Comme d’habitude je zappe, je zappe, et je tombe sur France 2. L’arène de France, je m’y attarde en me disant que ça pourrait être interressant, le temps de voir que le sujet du jour c’est peut-on vivre sans sexe ? Ils vont me faire croire que c’est une question qui tracasse une majorité de sujets ? J’imagine que c’est une question existencielle que l’on se pose chaque matin.

Bref, je me suis levé, j’ai quand même un profond respect pour la télévision en elle même, au lieu d’utiliser la télécommande je l’ai éteinte à la souche même.

Je suis content d’avoir internet parce que je n’aurais plus à subir un dictat, me soumettre à des horaires inflexibles , ou encore supporter un discours monocorde. Me concernant, la télé dans sa forme actuelle est morte, c’est déjà une époque lointaine, un autre siècle… Heureusement que j’habite la Belgique où les chaînes flamandes passent les films et séries étrangères en VO, cela me permet d’améliorer l’écoute et la compréhension de l’anglais. Même si c’est une connerie que je regarde, au moins j’apprends quelque chose qui me sera vraiment utile. Tiens ça me donne envie d’embrayer sur une autre note concernant une autre absurdité de la TV: les doublages…Prochainement…





Jim Profit

4 11 2006

Profit est une série TV que Canal Plus Belgique a passé durant une saison, entre 1997-1999, je ne sais plus exactement. J’ai envie de revoir cette série controversée que FOX a eu l’audace de stopper net après seulement quatre diffusions. J’ai envie de la revoir parce que parfois il vous arrive de vouloir revoir avec un oeil d’adulte des films, relire des bouquins, etc… que l’on a aimé étant jeune.

Profit a été retiré de l’antenne de FOX parce que certains adultes, comme d’habitude, ont décidé que cette série allait à l’encontre du politiquement correcte. Ce n’est pas faux, Jim Profit represente tout ce qu’il y a de détestable chez une personne, mais dans la vie de tous les jours, la jungle urbaine, des Jim Profit on en croisera tôt ou tard sous une facette ou une autre.

Déjà jeune je trouvais absurde le fait que l’on censure certains sujets parce que je n’étais pas dans la bonne catégorie: à 18 ans je peux, mais à 16 ans je peux pas. Un peu comme le code de la route: à 100 km/h je deviens un tueur potentiel, mais à 90 km/h je ne suis plus un danger.

Quand on sort du cocon familial il y a toute une facette du monde que l’on découvre et à laquelle il n’y aura pas de censeurs à la rescousse. C’est à ce moment que l’on se rend compte que cacher la vérité ne rend pas vraiment service. En cachant cette vérité, on risque d’engendrer des personnes qui ne seront pas prêt à affronter cette jungle urbaine, et finiront par se faire marcher dessus parce que leur repère ne sont plus les mêmes.

Je ne pense pas que je reproduirais ce genre de schéma avec mes gosses. A partir du moment où ils pourront avoir une réflexion sur un sujet, au lieu de la censure c’est plutôt le dialogue, la discussion et la confrontation d’idées que je chercherais à instaurer.

A 12 ans, j’étais assis au salon avec mon père, il regardait un reportage sur la guerre qui sévissait au Liberia. A partir d’un moment, en parlant de la venue au pouvoir de Samuel Doe, le ton du commentateur change et prévient que des images terribles allaient suivre. Mon père s’est tourné vers moi et il m’a dit: “Tu as entendu le monsieur, tu peux choisir de rester ou de partir, ce n’est pas de la fiction ce qui va suivre, c’est vraiment arrivé”.

On m’a prévenu deux fois donc, cette fois j’avais le choix, je suis resté voir le reste des vidéo. C’était au bord d’une plage, des piquets avaient été érigées, une foule en liasse autour. Ensuite ils ont amené des personnes, les ont attaché à ces piquets. C’étaient les anciens ministres du régime que Samuel Doe venait de renverser. L’un d’entre eux est mort d’une crise cardiaque attaché au piquet, les autres ont été arrosés par des mitrailleuses. Ces images je les ais toujours en mémoire, comme si c’était hier. J’ai choisi de les voir parce que mon père m’a laissé le choix. Peut-être que je suis resté parce que je voulais voir cette réalité. Aujourd’hui je ne peux que le remercier de m’avoir laissé voir cette autre facette du monde tout gentil, tout beau que je connaissais jusque là. Mon baptême de feu dans la cruelle réalité de notre monde.

A 12 ans j’ai regardé à la télé ces massacres, à 12 ans d’autres enfants ont vécu ces évènements. Profit a été retiré de l’antenne parce que Jim Profit a couché avec sa belle-mère et tué son père, certaines personnes n’ayant pas pu supporté cette horreur. Et pourtant, c’est notre monde, celui dans lequel on vit. On a beau se mettre à l’écart, s’en éloigner, il est bien là et parfois plus près qu’on ne l’imagine.





Entreprendre, mon point de vue…

4 11 2006

En tant que jeune entrepreneur je me permets de livrer quelques enseignements que j’ai appris sur le terrain, ce que les anglo-saxons appellent le “learning by doing”. Pour le moment j’arrive à la conclusion que la base et fondations de son activité est probablement l’étape la plus cruciale voir la plus importante. Je dis pour le moment parce que je n’ai pas 75 ans, et que j’ai certainement beaucoup qui me reste à apprendre…

J’ai forgé mon avis sur le fait que n’importe quelle édifice repose sur ses fondations, piliers et la façon dont la structure est homogène. Concrètement cela veut dire:

- D’abord il faut bien connaitre le secteur dans lequel on va s’engouffrer. Pour beaucoup le succès réside dans l’idée que l’on a de ce qu’on va faire, ce n’est pas faux. Mais en réalité avoir l’idée n’est qu’une des étapes, ensuite il faut par exemple savoir comment mettre cette idée en application. C’est à ce niveau qu’il est important d’avoir une expérience dans le domaine. Quand on a appris le métier en se servant de ses erreurs ou de celles des autres (les concurrents) on est mieux préparé que n’importe quel autre premier venu. Connaitre la règlementation, les astuces (comptables, fiscales), les aides et subventions que l’on peut avoir est une obligation.

- Ensuite il faut être bien entouré. Les personnes avec lesquelles on s’associe doivent avoir un même degré d’expertise si pas mieux dans le domaine. Amitié, famille, etc… à éviter. Ces relations de travail sont à éviter parce qu’on a besoin de compétences, de rigueur, de professionnalisme pour bien mener une entreprise. Si quelqu’un dans le cercle privé rempli ces qualités, il n’y a aucun problème. Le plus important c’est qu’il existe une convergence entre vos ambitions et vos associés. La personnalité des associés est également importante, par exemple une personne qui avait déjà tendance à vivre au-dessus de ses moyens, tôt ou tard il faudra la gérer. Quand on débute une entreprise, il ne faut surtout pas dilapider les fonds qui rentrent, même si ces derniers sont outrageusement énormes. C’est le genre de détail auquel on ne fait pas trop attention au début, mais qui au final peut causer sa perte.

- Dialoguer, se concerter, discuter… A partir du moment où des idées circulent, des accrochages il y en aura, et il faudra les gérer. Pour la productivité il n’y a rien de plus mauvais qu’une mauvaise ambiance de travail. Ces discussions doivent exister, il ne faut pas les éviter. Rappelez-vous, si deux associés sont toujours d’accord c’est qu’un des deux sert à rien. Maintenant ces discussions doivent être focalisé autour de l’entreprise, les idées, une fois qu’elles touchent les personnes, il faut crever l’abcès et régler le problème à la source. Cela ne sert à rien d’impliquer le reste de l’équipe, un problème local ne doit pas affecter toute une entité.

Compte tenu de ma petite expérience dans le domaine, d’autres aspects m’ont surement échappé, n’hésitez surtout pas à critiquer ou compléter, ou me faire part de votre expérience dans le domaine.





WEB 2.0 concrètement…

2 11 2006

Ce post n’est pas vraiment fait pour faire de l’écho à un nouveau service, ou d’un enième débat concernant le WEB 2.0 tel qu’on l’appelle. Le web est quelque chose que j’ai vu grandir sous mes yeux et personnellement je ne pense pas que l’appellation WEB 2.0 soit erronée. Surfant sur internet depuis son accès grand public, j’ai connu Netscape à sa genèse, le HTML dans toute sa splendeur, même ICQ ou encore le premier winamp. Alors que le net de l’époque se contentait juste de rester statique, je pense que les choses ont commencé à se bousculer avec le haut débit d’une part, mais surtout l’avènement de flash et du tandem php/mysql. Ce glissement vers ces technologies ont permis au web de s’enrichir de façon considérable. L’outil devenait de moins en moins en austère, ce qui a amené un boom rapide de services en tout genre. L’ère du dynamisme ! Une baudruche qui s’est vite dégonflée…

Aujourd’hui nos navigateurs font plus que lire du flash ou seulement interpreter du php/mysql. Nos navigateurs invitent à présent la plupart des applications que l’on utilise au quotidien. Par exemple en étant trader, analyste, c’est du navigateur que je charge l’ensemble des outils qui me permettent de travailler. De la suite bureautique, à la gestion de fichiers, contacts, courriels, etc… le web regorge de plus en plus de service qui ont un impact considérable dans notre quotidien. Mais le web en tant que tel ne se contente pas uniquement de reproduire ce que l’on avait déjà en notre possession. Là où je trouve cet ensemble séduisant c’est que le web portent ses applications avec sa propre spécificité:

- Le temps et l’espace rejoignent une entité qui ne dépend plus des ces aléas. Avec ces services, pour les utiliser il n’y a rien à installer, et on peut y accéder où que l’on soit pour peu que l’on est une connection internet à proximité.

- Les technologies utilisées sont universelles (AJAX, Java, Javascript, XML, php, mysql, Flash, etc…), que la machine utilisée tourne sous mac, windows, linux, peu importe. Bientôt on pourra rajouter aussi les ordinateurs de poches qui ne devront plus être limité par leur système d’opération.

C’est véritablement l’avènement d’une dictature des navigateurs !

Pour ma part, voilà où je remarque la véritable évolution du web. Mais elle sera très lente pour pénétrer les foyers, d’une part parce que changer de comportement est un processus qui prend du temps (un bête exemple 80% des internautes surfent toujours avec Internet Explorer 6 – sortie en 2001-), d’autre part confier ses données à un service tiers soulèvera toujours de nombreuses questions: confidentialité, sécurité, pérennité. Bref pour toutes ces raisons, les applications traditionnelles ont encore de beaux jours devant elles.

Je vais peut-être m’attirer des foudres mais ce que je n’inclus pas, mais vraiment pas dans la catégorie web 2.0 (comme étant une évolution du web comme on l’a connu il y a une dizaine d’année) c’est la catégorie VOX, myspace etc… en 1997, soit il y a bientôt 10 ans j’avais une page geocities. Ce sont des services “deja vu” avec des technologies derniers cri, mais rien de vraiment nouveau pour les bourlingueurs…